Les nouveaux usages du numérique et leur impact – WeeeDoIT
Les nouveaux usages du numérique et leur impact

Les nouveaux usages du numérique et leur impact

Les impacts du numérique sur l’environnement:

Conséquence de nos usages en hausse

Qui de la poule ou de l’œuf est arrivé en premier ? Difficile de le savoir n’est-ce pas. C’est un peu la même chose lorsqu’on se demande : qu’est-ce qui engendre la hausse des usages numériques ? Les offres liées au numérique explosent tout comme les usages qu’on en a. Est-ce les usages qui multiplient les offres fournies par les différentes entreprises ou bien est-ce l’inverse ? 

Dans les deux cas, le constat reste le même : les impacts du numérique sont de plus en plus grands et pas seulement sur l’environnement. C’est ce dernier dont on parle le plus car c’est celui qui reste le plus facilement mesurable.

En effet, le numérique représente environ **4% des émissions de gaz à effet de serre** dans le monde, chiffre qui grandit chaque année et qui pourrait doubler d’ici 2025. Juste en France, le numérique incarne 2% des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale et pourrait atteindre les 7% d’ici 2040.

Pourtant, ces usages numériques qui explosent touchent également : 

  • les questions sociales par rapport à l’isolement et l’addiction engendrés ; 
  • la sphère économique avec les mutations du monde du travail, surtout depuis la crise du Covid-19 et la normalisation du télétravail.

Cette folie des usages croît de plus en plus vite, avec dernièrement la création du monde virtuel du Metaverse, le déploiement de la 5G ou encore la création de voitures autonomes.

Tout cela entraîne des conséquences dramatiques sur l’environnement et freine la possibilité de rester sous la barre des 1,5° pour limiter le réchauffement climatique. 

Mais ces usages du numérique mènent aussi les individus à s’isoler et à rentrer dans une course toujours plus effrénée pour suivre les dernières tendances numériques (NFT, Metaverse, crypto monnaies…).

Le numérique est-il vraiment l’allié de la transition écologique quand on voit l’impact négatif qu’il a sur l’environnement et la société ? Entre questionnements et solutions pour réduire sa pollution numérique, WeeedoIT vous aide à y voir plus clair.

Impacts numérique environnement - WeeedoIT

Quels sont les impacts du numérique sur l’environnement ?

Il faut savoir que lorsqu’on parle d’impact du numérique sur l’environnement, on ne parle pas seulement de son empreinte carbone. Pour donner une définition, l’impact environnemental désigne les effets qui sont produits par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTICS).

Cela concerne la pollution numérique engendrée par toutes les phases de vie d’un appareil informatique. Cela comprend l’extraction et la fabrication, qui est l’étape la plus polluante et énergivore. Mais aussi le transport, le recyclage, la fin de vie. La gestion de cette étape est en réalité plus complexe et moins efficace que ce qu’on ne pense. Ce n’est donc pas la meilleure solution écologique.

À ce jour, il existe dans le monde environ 9 milliards d’appareils parmi lesquels on comptabilise :

  • 2 milliards de smartphones ;
  • 5 à 7 milliards d’objets connectés ;
  • 1 milliard d’ordinateurs ;
  • 45 millions de serveurs ;
  • 800 millions d’équipements réseaux ….

Ces chiffres de WWF sont symptomatiques de la nécessité de questionner nos usages des appareils informatiques, que ça soit dans le cadre personnel ou professionnel.

D’autant plus lorsqu’on voit les nouveaux usages qui sont faits avec le numérique, entre réalité virtuelle, réalité augmentée ou encore metaverse. Les ressources minières et énergétiques s’amenuisent mais les demandes numériques augmentent.

Les entreprises proposent de plus en plus d’offres pour répondre à ces nouveaux usages et ont donc une responsabilité à jouer sur ces questions. Pour autant il existe des solutions. 

Prixtel en est un bon exemple. L’entreprise ne cherche pas à rentrer dans cette course du toujours plus pour toujours moins. Elle propose des forfaits téléphoniques flexibles. C’est-à-dire que chaque personne paye uniquement ce qu’elle a consommé de son forfait. Parce que avouons-le, rares sont les personnes qui utilisent leur 75Go de data chaque mois.

Les 3 problèmes majeurs liés au numérique

1. Exploitation de ressources rares

Un des impacts les plus nocifs du numérique provient de la fabrication des appareils. Entre l’extraction et épuisement des ressources et l’énergie nécessaire pour le faire (bien souvent au charbon dans les pays qui possèdent ces ressources minières), l’empreinte carbone est colossale.

L’impact du numérique sur l’environnement se fait donc dès les premières étapes car c’est elle qui épuise des ressources qui deviennent de plus en plus rares (pierres et métaux rares, eau) et utilise de l’énergie extrêmement polluante (charbon, pétrole…).

Pour vous donner une idée, durant toute sa vie, un ordinateur portable de 2 kilos émet 156 kilos de C02, dont 103 kilos durant sa fabrication. C’est énorme.

Par exemple, pour ce même ordinateur, on utilise, d’après l’ADEME :

  • 240 kg de combustibles fossiles,
  • 22 kg de produits chimiques,
  • 1,5 tonnes d’eau.

Chaque achat d’un appareil neuf n’est pas anodin car la pollution numérique ne provient clairement pas d’une boîte e-mail non vidée.

Ces ressources nécessaires le sont également pour le fonctionnement des data-centers qui utilisent beaucoup d’énergie pour leur refroidissement. Juste pour donner quelques chiffres, en Chine, ces centres de données représentent 2,35% de la consommation totale d’électricité du pays, qui ne fonctionne pas au nucléaire mais au charbon.

C’est une pollution numérique qui ne se déroule pas en France mais dont nous sommes tout de même un peu responsables avec le stockage de données dans des pays étrangers.

2. Destruction de la biodiversité terrestre et marine

L’impact du numérique se joue aussi de manière concrète avec la destruction de la biodiversité, qu’elle soit terrestre ou marine. C’est souvent le cas de celle qui se trouve aux alentours des mines de ressources rares. Par exemple, l’extraction utilise souvent des techniques très polluantes qui nécessitent de lourds traitements pour séparer les minerais..

Les terres et les eaux aux alentours sont donc extrêmement polluées. Cela fait exploser les cancers chez les populations aux alentours de ces lieux devenus toxiques.

3. Mauvaise gestion des déchets numérique

Mais l’impact du numérique ne se concentre pas exclusivement sur la fabrication des terminaux informatiques, il réside aussi dans leur fin de vie.

Car le recyclage n’est pas la solution miracle, principalement à cause d’un manque de technologies pour séparer les micro composants.

Bien évidemment, en plus des impacts néfastes sur l’environnement, le numérique soulève de nombreuses questions liées au droit du travail et aux conditions des travailleurs et travailleuses, mais également celui du travail organisé des enfants dans les mines. A cela s’ajoutent les composants toxiques dans l’électronique qui génèrent des déchets nocifs et entraînent des problèmes de santé précoces et graves, pour les enfants et les adultes en contact prolongé avec ces derniers.

Le numérique, même s’il est mis au service de la transition écologique, possède de nombreux points négatifs dont il faut avoir conscience pour faire des choix éclairés afin de ralentir les impacts induits.

Deux écrans d’ordinateurs, un téléphone posé sur un trépied et un casque audio sont posés sur un bureau face à nous. Les deux écrans sont allumés en blanc et le fond derrière eux est rouge.

Des usages numériques qui explosent et qui nous plongent dans un monde irréel

Une des facettes dont on commence à parler mais qui se fait encore trop timide, c’est l’impact négatif du numérique dans les questions sociales et la santé mentale.

L’usage du numérique semble questionner de plus en plus la frontière entre le monde virtuel et le monde réel comme le démontre le Métavers créé par Méta.

Entre l’allongement du temps d’écran, le streaming de jeux vidéo et de vidéos qui se font maintenant en 4K, tout cela a des conséquences tant sur l’humain que l’environnement.

Au début, le numérique était pensé pour communiquer, commercer, partager, se divertir mais les choses semblent parfois poussées à l’extrême dans certaines conditions. Les réseaux sociaux peuvent devenir le lieu de harcèlement verbal, les jeux vidéos peuvent devenir un refuge face au monde réel.

La santé mentale n’est pas à mettre de côté quand on parle des nouveaux usages du numérique et de leurs différents impacts.

Et en même temps, ces problématiques qui sont à première vue individuelles, concernent la société au sens large. Comment se défaire des usages numériques et s’en couper lorsqu’ils font autant partie de nos quotidiens ? 

Entre la peur de l’isolement, du décalage et l’impossibilité de faire autrement pour certains services qui n’existent plus qu’en ligne, difficile de poser la question du numérique en termes d’individualité. 

3 solutions pour réduire son impact numérique facilement

1. Questionner son rapport à la vidéo et aux données

Si l’on parle en premier lieu de vidéo, c’est parce que ces dernières années elle a eu tendance à exploser. Que ce soit l’augmentation du contenu publié sur les réseaux sociaux et les plateformes dédiées, ou l’augmentation du poids des vidéos à cause de leur qualité, il est urgent de se poser des questions sur sa consommation.

Voici quelques gestes simples pour éviter que le transfert de données soit très lourd et donc énergivore, ce qui augmente considérablement la pollution numérique :

  • Visionnez vos vidéos avec une qualité réduite ou minimale ; pas forcément besoin de regarder vos tutoriels préférés en 4K.
  • Téléchargez vos films et vos séries pour éviter de les regarder en streaming.
  • Posez-vous la question sur votre usage de la vidéo : est-ce important pour vous d’en consommer autant ? Est-ce possible de réduire cet usage au quotidien ?

2. Questionner le Cloud

Cette question de la vidéo est importante car elle est reliée à celle de nos données et des documents stockés sur des centres de données. C’est le fameux système de Cloud dont on entend parler à peu près partout.

Quand on sait que le volume d’échange de données grandit à une vitesse exponentielle, il est important de se questionner sur la pertinence de mettre ses informations sur un cloud, qui n’est pas si immatériel que ça.

Cela concerne les e-mails, les photos, les jeux vidéos, mais aussi toutes les données professionnelles liées au monde de l’entreprise.

Voici quelques astuces pour réduire son impact numérique lié au Cloud :

  • Stockez vos données en interne, sur des disques durs physiques ou des clés USB et supprimez régulièrement les données obsolètes.
  • Envoyez vos pièces jointes avec des outils tels que FileVert plutôt qu’en e-mail?
  • Utilisez le wi-fi quand c’est possible et non pas la 4G qui est environ 6 fois plus énergivore.
  • Triez régulièrement vos e-mails pour ne garder que l’essentiel et désabonnez-vous des newsletters non lues.

Cette liste est bien évidemment non exhaustive mais donne un bon aperçu des petites actions à accomplir pour réduire son impact numérique. Elles ne peuvent se passer de réflexions plus en amont qui concernent les appareils en eux-mêmes.

De nombreux appareils numériques anciens mais en état de fonctionner dans un magasin d’appareils électroménagers.

3. Allonger la durée de vie de ses appareils et privilégier le reconditionné

Allonger l’utilisation de ses appareils et choisir des outils informatiques reconditionnés, c’est sans aucun doute l’action qui a le plus d’impact, que ce soit d’un point de vue financier ou environnemental.

Pour cela, il est important de combattre l’obsolescence psychologique et le marketing qui nous appellent à changer d’appareil tous les deux ans, mais aussi de la peur que le matériel reconditionné soit de moins bonne qualité que le neuf.

Les appareils reconditionnés passent par différentes phases de contrôles et d’étapes avant d’être réparés et remis sur le marché. Tout cela se fait par des organismes agréés et des professionnels.

C’est véritablement l’allongement de la durée de vie de son ordinateur ou son téléphone qui peut faire une différence au niveau de l’impact environnemental car l’empreinte carbone est baissée grâce à une utilisation plus longue.

Team WeeeDoIT & Emma

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