La Chine vient de restreindre ses exports de gallium, germanium et terres rares. L’UE a voté le Critical Raw Materials Act en urgence. L’IEA alerte sur l’explosion de la demande en métaux liée à l’IA. Et pendant ce temps, dans la région de Rubaya en RDC, un groupe armé contrôle les mines de tantale qui alimentent vos condensateurs. À Baotou, en Mongolie intérieure, le traitement des terres rares pour l’industrie high-tech a créé un lac de 10 km² de boues toxiques. Au Ghana, des familles démantèlent à mains nues des serveurs européens mis au rebut trop tôt.
Tout ça, le bilan carbone de votre parc IT n’en dit pas un mot.
C’est le point de départ de ce livre blanc : le bilan carbone est indispensable, mais il ne suffit plus. Derrière chaque serveur, chaque switch, chaque laptop, il y a de l’or, du palladium, du cobalt, des terres rares, du tantale : des ressources critiques dont l’extraction mobilise de l’eau, des chaînes d’approvisionnement fragiles, des territoires sous tension, et des travailleurs dans des conditions que personne ne voit dans un reporting RSE standard.
Ce livre blanc explore trois questions que DSI, acheteurs IT et responsables RSE se posent sans toujours trouver de réponse claire :
En toile de fond : CSRD, Critical Raw Materials Act, Loi AGEC, ESPR, ESRS. La réglementation européenne ne demande plus juste une intention — elle demande des preuves.
Morgane Masfrand, Responsable RSE chez WeeeDoIT
“Derrière un serveur, un routeur ou un composant électronique, il n’y a pas seulement des émissions de CO₂. Il y a aussi des métaux critiques, de l’eau, de l’énergie, des procédés industriels complexes, des pollutions locales, ainsi que des enjeux sociaux et géopolitiques largement invisibles à l’échelle du produit fini.”
“Un serveur contient 0,96 g d’or, 0,4 g de palladium, 14,63 g de néodyme. Individuellement, ces chiffres semblent négligeables. Mais le numérique absorbe aujourd’hui 50 à 60 % de la demande mondiale en tantale, 25 à 30 % en argent, 20 à 25 % en palladium. Et seuls 1 % des métaux critiques sont effectivement recyclés dans le monde.”
“À Baotou, en Mongolie intérieure, le traitement des terres rares pour l’industrie high-tech a créé un lac de 10 km² de boues toxiques. L’eau est impropre à la consommation. Toute vie aquatique a disparu. La population du village voisin est passée de 2 000 à 300 habitants en dix ans. Ce lac existe parce que vos équipements IT en ont besoin.”